OCCUPY THE POOL


Geneva International Film Festival 2015, Genève - Compétition internationale (Première mondiale)
FID Marseille 2016 - Compétition internationale (Première internationale)

Diffusion Radio Télévision Suisse 2 - Octobre 2017


Fiche technique

2015 - CH
74' 

Fiction, long-métrage

DCP : 2K (1:1,85)

Son : 5.1


Un film de Seob Kim Boninsegni

Ecrit par Seob Kim Boninsegni et Marianne Thivillier

Image : Gabriel Lobos
Son : Guillaume Hurmic, Björn Cornelius, Jürg Lempen
1eres assistantes de réalisation : Dorine Aguerre, Pauline Julier
Script : Perrine Wettstein
Régisseur plateau : Aymeric Tarrade
Assistants opérateur : Christian Matthis, Fabien Duperrex
Electricien : Badra Haidra
Responsables de production : Abel Davoine, Paul-Aymar Mourgue d'Algue, Danaé Panchaud

Montage : Manon Vila
Mixage : Adrien Kessler
Etalonnage : Christian Mathis
Sous titrage : Kari Sulc
Traductions : Tristan Gigon
Affiche du film : Dan Solbach
Trailer : David Amaral
Supervision de la postproduction : Yvan Alvarez

Bande son : Crowdpleaser & Matthieu LLodra, GV Primo
Entlet, Bob, Planty Herbs

Avec : Timothée Calame, Léo Wadimoff, Nathaniel Monjaret, Marion Poisot, Camille Poltera, Yoan Mudry, Mélanie Veuillet, Gaïa Vincensini, Sabrina Röthlisberger, Alan Schmalz, Timothée Endt, etc.

Coproduction RTS Radio Télévision Suisse 

Avec la participation de Cinéforom et le soutien de la Loterie Romande, de la George Foundation et de la Burgauer Stiftung

« Occupy the pool », l’injonction semble contradictoire, tendue entre activisme et hédonisme. Et de politique il en sera en fait peu question ici, du moins directement. D’un matin à l’autre, jour, nuit, matin, nuit encore, Seob Kim Boninsegni suit de manière fragmentée une poignée de jeunes gens dans les marges, mais au coeur underground d’une Genève fantômatique. De chacun on saura peu, sinon la commune torpeur qui semble les envelopper et les aimanter. Des squats, des bars, de la fauche et de la drogue, un peu, du sexe mais tout juste esquissé et lointain, de la danse et de la musique, beaucoup, et surtout des désirs comme retenus, confinés, étouffés. Les soirées s’enchainent, les corps se frôlent, distants, au son lancinant des boucles d’une techno entêtante, fêtes où finalement rien de bien excitant ne se passe. Une immersion au temps ralenti et flottant de ces personnages en recherche de lien, qui font groupe, provisoirement, jusqu’à la prochaine occasion. Se dessine peu à peu de façon organique, par bribes de dialogues, d’amorces de gestes, et de situations innachevées, laissées en suspens en des lieux indéfinis, une vision mélancolique d’une jeunesse désoeuvrée. Avec pour maigre horizon l’occupation nocturne annoncée d’une impersonnelle et somptueuse piscine surplombant le lac. (NF - 27e FID Marseille)

« Occupy the pool »: this injonction might sound like a contradiction in terms, somewhere between activism and hedonism. Yet the film makes little mention of politics, or at least not directly. From one morning to the next - day, night, morning and night again - Seob Kim Boninsegni shows some fragments of a group of marginal youths’ lives, in Geneva’s ghostly underground. We learn very little about the characters, except for the torpor that appears to surround and magnetise them. Squats, bars, petty theft, drugs (not a lot of them), sex (only as a remote hint), dance and music (a lot of it). And more crucially, their repressed, confined and stifled desires. Party after party, bodies come close and move apart to the obsesive throb of techno loops. Nothing exciting really ever happens. In dizzy slow motion, we are immersed into these characters’ search for a bond as they form transitory groups that will dissolve until the next opportunity. Organically, through fragments of dialogue, hints of gesture and unfinished situations, suspended in undetermined places, the film paints a melancholy picture of a disaffected youth, whose sole horizon is the prospect of occupying a sumptuous, impersonnal swimming pool overlooking the lake. (NF - 27e FID Marseille)